Les rapports d’essai ISO, EN ou ASTM fournissent des valeurs mesurées. Mais une valeur mesurée ne dit pas, à elle seule, si elle est suffisante pour votre projet. C’est le rôle des spécifications du GRI (Geosynthetic Research Institute) : elles assemblent les méthodes d’essai existantes en véritables fiches produit, avec des seuils minimaux à respecter. Pour les projets hydro-agricoles au Maroc, que ce soit dans l’Oriental, le Souss-Massa, le Haouz, le Gharb ou la région de Tadla, trois fiches GRI reviennent systématiquement dans les cahiers des charges sérieux.
GRI-GM13 : la carte d’identité complète de la géomembrane PEHD
La GM13 fixe, pour chaque épaisseur nominale de géomembrane (1,0 mm, 1,5 mm, 2,0 mm…), un tableau de valeurs minimales : densité, résistance à la traction et allongement, résistance au poinçonnement, résistance à la fissuration sous contrainte (essai NCTL), et temps d’induction à l’oxydation. Ce dernier indicateur révèle la qualité réelle de la stabilisation antioxydante du polymère, donc sa capacité à tenir 20 à 25 ans en exploitation.
Sur un sol argileux gonflant, que l’on retrouve aussi bien dans le Gharb que dans certaines parcelles de l’Oriental, le choix d’une membrane dépassant les minimums GM13 en allongement à la rupture permet d’absorber les mouvements saisonniers du sol sans fatigue prématurée du matériau.
GRI-GM19 : l’arbitre objectif de la qualité de soudure
Sur chantier, la question la plus délicate reste souvent : ce résultat d’essai de soudure est-il acceptable ? La GRI-GM19 répond par des critères chiffrés et un mode de rupture attendu. La rupture doit toujours se produire dans le film de la membrane, jamais dans le cordon de soudure lui-même. Cette référence transforme une appréciation d’expérience en décision objective, documentée et défendable.
C’est cette fiche qui garantit une même exigence qualité, que le chantier se déroule à Berkane, à Nador, dans le Haouz ou dans la région de Tadla. Une cohérence essentielle pour une entreprise qui intervient sur l’ensemble du territoire marocain.
GRI-GM17 : la texture qui empêche le glissement
Sur un talus de bassin collinaire ou de digue de retenue, une géomembrane texturée doit offrir un véritable coefficient de frottement à l’interface avec le géotextile ou le sol, pas seulement un aspect rugueux visuel. La GRI-GM17 encadre précisément la mesure de cette hauteur d’aspérité. Sur une pente à 2/1 ou 3/2, particulièrement après une pluie qui lubrifie naturellement l’interface, une texture insuffisante peut entraîner un glissement du complexe géomembrane/géotextile de recouvrement. Un risque que l’on retrouve sur les reliefs de plusieurs régions du pays, pas seulement dans l’Oriental.
Ce que cela simplifie pour votre projet
Pour un porteur de projet agricole ou un bureau d’études, exiger dans un cahier des charges géomembrane conforme GRI-GM13 et contrôle de soudure selon GRI-GM19 évite d’avoir à lister soi-même des dizaines de critères techniques dispersés. Ces spécifications, largement reconnues à l’international, sont aujourd’hui reprises directement dans de nombreux devis descriptifs au Maroc.
Chez TEMAGRI, chaque projet, quelle que soit la région, de l’Oriental au Souss-Massa en passant par le Haouz ou le Gharb, bénéficie de la même exigence documentaire : conformité GM13 sur le produit, contrôle GM19 sur chaque soudure, et vérification GM17 sur les ouvrages en pente. Une méthode unique, appliquée partout au Maroc où l’irrigation a besoin d’un bassin étanche et durable.


